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Les rêves de Harry Potter
Les trois premiers épisodes de Harry Potter nous ont montré un festival de flashback, d’hallucinations, de miroirs magiques, de voyages dans le temps et d’autres états de la conscience lorsque Harry dérive d’une réalité à une autre. Hanté par les fantômes de son passé, un démoniaque sorcier fait tout pour le détruire et les voleurs d’âmes, les dementors sont toujours à l’affût, prêt à se saisir de lui, l’état d’esprit d’Harry Potter est un éternel soucis pour ses amis et sa famille d’adoption à l’école des magiciens. Dans Harry Potter et la coupe de feu, nous sommes pour la première fois invités dans les rêves tortueux de Harry lorsqu’il entame sa quatrième année scolaire. Le metteur en scène Mike Newell incorpore trois séquences de rêves pris du livre de J.K. Rowling. Alors que tous les rêves se passent au même endroit avec les mêmes personnes et ont toujours le même thème (Tuer Harry Potter), leur représentation diffèrent grandement et en conséquence produisent des émotions différentes sur le spectateur. .Le film commence avec la première partie du rêve. On peut y voir un vieux gardien apercevant une lumière dans une vieille maison abandonnée. Très en colère, il se dirige alors vers cette maison croyant y trouver des adolescents indisciplinés. Mais il y trouve Lord Voldemort, Wormtail et d’autres personnages mystérieux parlant de la mort de Harry. Le gardien glisse alors sur un gigantesque serpent alors qu’il écoutait à la porte. Sa présence est aussitôt remarquée et le gardien est attaqué. Harry se réveille alors, terrifié du terrible rêve qu’il vient de faire. Contrairement aux séquences de rêves qui utilisent le noir et le blanc, des couleurs particulières, des sons déformés et des images illogiques indiquant un état de conscience altéré ou tout simplement un rêve, cette première séquence de rêve ne dispose d’aucun effet particulier, visuel ou sonore. Le rêve se passe en temps réel et on suppose que ce qui arrivé est tout à fait réel. Jusqu’à ce que Harry se réveille, on a vraiment l’impression d’être dans sa réalité. Le bon tour joué par le réalisateur (et également par l’auteur) est de nous projeter directement dans l’action et de nous surprendre lorsque l’on comprend qu’il s’agit d’un rêve. La deuxième séquence de rêve se passe également comme s’il s’agissait de la réalité. Cependant, nous savons qu’il s’agit d’un rêve, car on voit Harry dormir d’un sommeil agité avant que la séquence ne commence. De plus, pendant toute la durée du rêve, on aperçoit régulièrement Harry dormir. Le rêve ressemble au précédent mais on en apprend un peu plus cette fois. Ce rêve ressemble plus à ce que l’on voit d’habitude dans ce type de séquence : des mouvements assez lents, du flou et une qualité irréelle. Une fois de plus, Harry se réveille effrayé. Le malaise est que l’on commence à comprendre que Harry souffre de cauchemars récurrents. (Et avec son passé très trouble, on peut le comprendre). La troisième fois que l’on voit le rêve de Harry vient à travers d’un flashback où, dans le bureau de Albus Dumbledore, il se rappelle son rêve. On ne comprend pas encore très bien la pertinence de ces rêves. Parce que cette fois-ci le rêve ne se produit pas en temps réel, mais sous la forme d’un bref flashback, un seul souvenir de ce que Harry avait rêvé, son importance pourrait être en conséquence, diminué. Après s’être remémoré son rêve, Harry demande à Dumbledore si ces rêves pourraient avoir une signification. Peuvent-ils être des scènes télépathiques ou des prophéties dévoilant le futur de Harry ? Les 30 dernières minutes du film répondent à sa question. La raison pour laquelle les metteurs en scène (et les auteurs) utilisent des séquences de rêve est de permettre l’augmentation de l’engagement de l’audience et de la relation qui lie le spectateur avec le héros. Voir à l’intérieur de la tête de Harry nous permet de mieux comprendre toute son horreur et de partager ses craintes. En ne nous indiquant pas si ces rêves sont des évènements réels ou non, le metteur en scène sème le doute dans notre esprit : on ne sait pas ce qui est vrai et ce qui n’est qu’illusion. C’est la sorcellerie cinématographique qui nous ensorcèle lorsque l’on lit le livre, lorsque l’on se rend au cinéma et lorsque l’on achète le DVD.
DVD Harry Potter


